Challenge ABC 2008

26 lettres = 26 auteurs

10 oct. 2007

LA LISTE DE DORIANE

Comme  l'année dernière, j'ai choisi des auteurs que je n'avais jamais lus...


A – A.D.G. J’ai déjà donné icon_sad

B – Barnes Arthur et George smile

C – Cohen Belle du seigneur

D – Didier Dans la nuit de Bicêtre

E – Enquist Le retour smile 

F- Fitzgerald L’affaire Lolita icon_sad

G – Goldman Princess Bride : l’histoire de la princesse promise

H – Holt Le Hollandais volant

I – Ibsen La dame de la mer

J – Janicot Soledad

K – Kourouma Allah n’est pas obligé

L - Lee Ne tirez pas sur l’oiseau moqueur 

M – Moravia Moi et lui

N – Nimier La reine du silence

O – Ogawa La formule préférée du professeur

P – Pancol Les yeux jaunes des crocodiles icon_sad

Q – Quignard Villa Amalia

R – Rankin Nom de code

S – Smith Ma femme est une sorcière  icon_sad 

T – Teulé Le magasin des suicides

U – Updike Tu chercheras mon visage

V – Viel Insoupçonnable

W – Waters Du bout des doigts

X – Xenakis Désolée mais ça ne se fait pas

Y – Yzac ardin de Jeanne

Z – Zweig Le joueur d’échecs

NB : les titres en rouges sont les livres lus

Posté par doriane99 à 11:40 - Commentaires [23] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Commentaires

J'ai lu Le joueur d'échecs de Zweig... un très bon moment.

Posté par Cyrielle, 10 oct. 2007 à 14:30

Dans ta liste, j'ai lu "Le joueur d'échecs" de Zweig (un coup de coeur) et "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", de Harper Lee (livre avec lequel j'ai passé un très bon moment!). J'espère que tu vas apprécier toi aussi!

Posté par Karine, 10 oct. 2007 à 16:10

J'ai Allah n'est pas obligé dans ma bibliothèque et ne l'ai pas encore lu, alors j'ai hâte de lire ta critique !

Posté par bladelor, 11 oct. 2007 à 08:43

Eh bien voilà de quoi compléter ma LAL ! J'ai lu ALlah n'est pas obligé de Kourouma et j'ai beaucoup aimé.
Pour le reste, j'ai hapte de lire tes critiques (notamment pour ADG et Teulé qui sont déjà notés dans mes petits carnets !)

Posté par Flo, 11 oct. 2007 à 09:50

Ceux que je connais

Je n'ai pas lu Belle du Seigneur, mais d'autres romans du meme auteur (Mangeclous, les valeureux), et j'ai egalement lu Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur. J'espere que tu passeras un bon moment avec ces deux excellents auteurs.
Lapines

Posté par lapines4, 18 oct. 2007 à 20:27

en commun

On a en commune, Lee Harper.
Les yeux jaunes des crocodiles me tente aussi.
Pour les autres auteurs, je ne les connais pas, ce sera la découverte pour moi.

Posté par sophie772, 24 oct. 2007 à 22:55

Points communs

Les romans de Teulé et Barnes sont dans ma PAL.

Posté par Thracinee, 08 nov. 2007 à 06:05

L : Lee, Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur

Scout, la narratrice, est une petite fille des années 30, qui vit à Maycomb petite ville d' Alabama.

Une première partie qui "plante le décor". On y fait la connaissance de Jem, son grand frère, Atticus son "vieux" père : avocat intègre, Calpurnia : gouvernante noire et Dill : le camarade de jeux.

Dans la seconde partie, Atticus est "commis d'office" pour défendre un homme noir accusé du viol d'une jeune fille blanche. Autant dire que dans le contexte, le procès est perdu d'avance.

Ce récit du quotidien de cette petite fille est le prétexte à condamner le racisme, l'intolérance, la bigoterie, les à-prioris. L'écriture est fluide et le livre se lit tout seul.

Dans l'édition que j'ai (Livre de Poche), une postface par Isabelle Hausser (la traductrice) presque aussi passionnante que le livre lui-même ! Elle y explique les éléments autobiographiques du livre (le père avocat, la petite ville d'Alabama, Dill qui fait étrangement penser à Truman Capote...) même si l'auteure s'est défendue d'avoir écrit un livre autobiographique il est certain qu'elle s'est largement inspirée de son vécu pour nous transmettre ses idées. On ne peut que regretter qu'Harper Lee n'ait rien publié d'autre !

A noter : il est aussi précisé que, si c'est un livre fréquemment étudié en Angleterre ou aux Etats Unis, il est très peu connu en France ! et c'est bien dommage !

Posté par Doriane, 24 janv. 2008 à 11:33

Un de mes coups de coeur

pour moi en 2007.

Posté par Meria, 24 janv. 2008 à 12:12

Euhhh

Je me rends compte que ma "critique" décortique le livre sans vraiment dire ce que j'en ai pensé, en fait j'ai énormément aimé !!!

Posté par Doriane, 24 janv. 2008 à 13:05

A part Teulé et le magasin des suicides, je ne connais aucun auteur et donc aucun livre, j'attends tes critiques pour les découvrir. Bonnes lectures.

Posté par toinette80, 28 janv. 2008 à 16:58

A part Teulé et le magasin des suicides, je ne connais aucun auteur et donc aucun livre, j'attends tes critiques pour les découvrir. Bonnes lectures.

Posté par toinette80, 28 janv. 2008 à 18:02

S : Smith, Ma femme est une sorcière

T. Wallace Wooly Jr, homme d'affaire fortuné, passionné d'incendies, sauve miraculeusement des flammes Jennifer Broome. Il en tombe aussitôt fou amoureux. Mais peu après son mariage, le belle se révèle être une sorcière maléfique.
Le livre qui aurait inspiré les créateurs de "ma sorcière bien aimée" Pourtant, rien à voir entre Jennifer et la sirupeuse Samantha. Jennifer est diabolique et sème le désordre tout autour d'elle. Le livre se veut hilarant, pour ma part, les péripéties des personnages m'ont semblées outrées et presque ennuyeuses. Le vocabulaire passe du familier au recherché (procrastination, ontologie, narthex). Bref, pas une grosse réussite à mon goût.

Posté par Doriane, 01 févr. 2008 à 18:34

E : Enquist, Le retour

18e siècle, Elizabeth Cook, l'épouse du célèbre voyageur cartographe James Cook prépare le retour à la maison de mari. Elle aspire à une vie de couple plus "classique".

Un livre très triste. Elizabeth semble traverser sa vie comme un fantôme, très attachée à son mari, elle n'arrive plus à assumer ses longues absences, elle ne se remet pas de la mort de sa petite fille et nous décrit ses sentiments en spectatrice. "Il y a en moi un volcan qui sommeille fait de pure fureur dirigée vers un inaccessible", et pourtant, pour tous, elle est l'épouse modèle, qui tient la maison pendant l'absence du grand homme. James Cook, lui aussi, malgré l'estime qu'on lui porte, semble éternellement insatisfait, avide de davantage de reconnaissance, esclave de la mer il n'arrive pas à "jeter l'ancre".

Mais, Le retour, c'est aussi la relation des voyage de James Cook, ses rencontres avec les indigènes, les préparatifs des voyages, les motivations de chacun (l'argent, la reconnaissance, la science...).
Il raconte les trois voyages effectués par James Cook, sa découverte de Tahiti, des îles Sandwich...

Un livre qui m'a énormément intéressée, même si le personnage d'Elizabeth est l'image même du désespoir. Un petit "bémol" : la révélation sur les raisons de la mort de James Cook (je n'ai pas trouvé d'information historique pour confirmer la version de l'auteur) qui me semble trop abracadabrante et qui détonne dans le style du livre

Posté par Doriane, 08 févr. 2008 à 08:48

G: Goldman, Pricess Bride

William Goldman, se souvient d'un conte qui avait enchanté son enfance : Princess Bride par S.Morgenstern. Le relisant, il s'aperçoit que le texte est truffé de digressions, son père lui avait lu une version dont il avait supprimé les passages ennuyeux. Il décide alors de retravailler le texte afin de retrouver Son conte. Apparemment, Morgenster, Florin (le pays) semblent ne pas exister et sortir tout droit de l'imagination de l'auteur. Le texte est entrecoupé de passages dans lesquels Goldman commente le "pourquoi du comment" de ses coupures.

Bouton d'or est amoureuse du valet de ferme Wesley. Afin d'assurer une vie aisée à sa dulcinée, il s'embarque pour l'Amérique pour y faire fortune. Mais, bientôt, l'annonce de la mort de Wesley vient anéantir Bouton d'Or qui se jure de ne jamais plus aimer. Elle est si belle que le prince Humperdinck désire l'épouser.

Un conte rempli de duels, de personnages mystérieux, d'aventures extraordinaires, un géant benêt mais si gentil, un escrimeur de grand talent et un couple d'amoureux qui traversent les pires mésaventures. Une belle histoire, captivante, à l'humour omniprésent, tant dans le texte de base que dans les commentaires (humour un tantinet lourd au bout d'un moment). L'auteur est un écrivain de scénario et ça se sent, l'écriture est efficace mais pas très élaborée. En fait, j'ai très envie de voir le film mais me suis juste "distraite" avec le livre.

Posté par Doriane, 16 févr. 2008 à 18:15

R : RANKIN, Nom de code : Witch

1e édition parue sous le pseudonyme de Jack HARVEY
Witch est une terroriste internationale recherchée par les plus grands services secrets. Différents indices semblent tendre vers une nouvelle attaque ! Reste à préciser la cible...
Une enquête qui mêle les services secrets anglais et français, très (trop) pointilleuse... Beaucoup trop de longueurs qui nuisent au suspense, même si la chute de l'histoire est surprenante le rythme est à mon avis bien trop lent... Une détente sympa, sans plus. (sans compter une traduction "bizarre", un des personnages prend à son petit-déjeuner un "café laiteux" )

Posté par Doriane, 03 mars 2008 à 17:13

P : PANCOL, Les yeux jaunes des crocodiles

Joséphine se retrouve seule avec ses deux filles de 14 et 10 ans : son mari vient de la quitter pour Mylène, plus jeune, plus belle, plus... Elle doit reconstruire sa vie, apprendre à exister par elle-même.

Que d'invraissemblances dans ce livre ! les réactions des deux fillettes, pas du tout adaptées à leur âge ! l'histoire absolument grandguignolesque de la copine Shirley ! Chef, richissime mais resté très "peuple"... Des bons sentiments à la pelle, un livre à emporter sur la plage histoire de se changer les idées mais c'est très, très, très léger !

Posté par Doriane, 03 mars 2008 à 17:14

F : Fitzgerald, L'affaire Lolita

Années 60, Florence Greene décide d'acquérir "The old house" à Hardborough, petit village humide de l'East Anglia, afin d'y ouvrir une librairie. Mais elle voit bientôt s'opposer à elle l'influente Mme Gamart qui, par tous les moyens, tâchera de réduire à néant les efforts de Florence.

Un livre qui se veut une critique de ces petits villages étriqués, où une ou deux personnes font la pluie et le beau temps, où il est impossible de se faire une place sans y montrer patte blanche. Mais je m'y suis ennuyée et ai eu un mal fou à lire ce tout petit livre. Les situations sont exagérées, pour exemple : "Lolita" présenté dans la librairie génère une foule telle que Mme Gamart menace de porter plainte car elle ne peut faire ses courses dans la tranquillité et elle a gain de cause ! Je sais bien qu'une telle situation peut exister, mais la relation de tous ces petits écueils m'a ennuyée. L'existence d'un esprit frappeur dans la maison : aucun intérêt au livre !!! Bref, les seuls moments où j'ai souri sont les pages qui reproduisent la correspondance de Florence et de son notaire, elles m'ont évoqué les superbes lettres de "Charing Cross Road".

Posté par Doriane, 30 mars 2008 à 15:26

T : Teulé, Le magasin des suicides

"Vous avez raté votre vie ? Avec nous, vous réussirez votre mort !" Telle est la devise du "magasin des suicides", entreprise prospère gérée par la famille Tuvache de génération en génération. Mais que se passe-t'il quand la joie de vivre fait irruption dans ce magasin ?

J'attendais beaucoup (trop ?) de ce livre ! De l'humour noir (il y en a), des idées choquantes (pas plus que ça), une lecture jubilatoire (bof). Les articles fous vendus dans ce magasin sont pleins de fantaisie, l'histoire du baiser mortel est très bien trouvée... D'excellentes idées drôles mais je suis restée sur ma faim, le livre est trop court, les événements s'enchaînent trop vite, seule la fin m'a semblée à la hauteur (quoique au fil de la lecture, elle s'imposait, pas vraiment de surprise de ce côté là)... Je pense que j'avais abordé ce livre avec trop d'idées préconçues.

Posté par Doriane, 30 mars 2008 à 15:28

A.D.G : J'ai déjà donné

Pascal Delcroix, avocat, arrive à Nouméa. Son vieil ami, Serguie Djerbitskine (dit Machin) vient de mourir.

"C'est pas tout les choux, ... , c'est bon si on fait un plan d'attaque : on est d'accord que Machin n'est pas mort accidentellement et que s'il est mort accidentellement, ce n'est pas lui ?"

Voilà un exemple de la prose omniprésente dans le livre Sous prétexte d'écrire un "polar noir", l'auteur se gargarise de jeux de mots plus qu'approximatifs, de néologismes ou d'anglicismes francisés (scoupe, fouteboleur, ouisquie) que j'ai trouvés très désagréables à lire (le filleul surnommé Ferline, car son prénom est : Louis-Ferdinand) . Par là-dessus, un propos anti Mitterrandien primaire sans aucun intérêt dans l'histoire... On a l'impression de lire du San Antonio bâclé et sans le talent de Frédéric Dard. L'histoire de fond n'est pas si mal mais j'ai trop peiné pour lire ce livre pour lui donner une appréciation correcte. (Pourtant, j'adore Audiard et ses dialogues mais là : trop, c'est trop !)

Posté par Doriane, 13 avr. 2008 à 18:38

O : Ogawa ; La formule préférée du professeur

La formule préférée du professeur

La narratrice, aide ménagère, est au service du "Professeur"... Mathématicien, il a été victime d'un accident qui limite sa mémoire à 80 minutes. Chaque jour, son aide-ménagère doit à nouveau se présenter à son employeur, mais peu à peu, une réelle affection la lie, ainsi que son fils de 10 ans, à cet homme hors norme.

Beaucoup de tendresse dans ce livre, de la tolérance, du respect. Cet homme génial, qui vénère les enfants, qui sait faire preuve d'une patience incroyable devient un être perdu, soumis à ses pertes de mémoire. Sa référence : les mathématiques, ses connaissances sont sûres, il aime à les partager, à faire aimer les chiffres, à partager sa complicité avec eux. Entre ces trois personnages : la mère, l'enfant et le mathématicien, un attachement profond de part et d'autre, surmontant les obstacles. Une belle leçon d'humanité.

Posté par Doriane, 23 avr. 2008 à 21:33

B : Barnes, Arthur et George

George Edalji est le fils du pasteur. C'est un jeune homme effacé dont la seule ambition est de devenir avoué. Accusé injustement de différents forfaits, il se retrouve condamné à 7 ans de travaux forcés. Il bénéficie d'une libération anticipée mais son innocence n'est pas démontrée, il fait appel alors à Sir Arthur Conan Doyle, le père du célébrissime Sherlock Holmes, persuadé que l'illustre écrivain saura démêler les fils de son histoire.

Tiré d'une histoire vraie, en son temps l'affaire Edalji a fait quasiment autant de bruit que l'affaire Dreyfus. Elle repose sur un fond de racisme, sur des rumeurs, de faux témoignages... Au final, ce livre et une biographie de Conan Doyle, centrée sur cette affaire, mais on y découvre l'enfance du grand auteur, ses relations compliquées avec son héros, ses amours, son penchant pour le spiritisme. L'enquête sur l'innocence de George est très intéressante, la description de la société de l'époque est très détaillée. Dommage que l'histoire soit très diluée, le fond est intéressant mais le livre traîne en longueur...

Posté par Doriane, 05 mai 2008 à 10:24

Q : Quignard, Villa Amalia

Anne découvre que son mari la trompe. Elle décide de faire table rase de son passé. Aidée par un ancien camarade d'école, elle disparaît et reconstruit sa vie.

"Je veux éteindre la vie qui précède"

Partie à l'aventure, elle tombe amoureuse d'une petite villa sur la baie de Naples, elle apprend à se retrouver. Une belle idée de départ, une belle écriture très évocatrice, les paysages sont enchanteurs et à la moitié du livre, tout tombe à plat... Je n'ai eu aucun intérêt à suivre le reste de l'histoire. J'ai l'impression d'un superbe soufflé qui s'écroule avant d'arriver sur la table. Dommage, le début était très prometteur.

Posté par Doriane, 14 mai 2008 à 12:26

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